RAL,M
http://www.lechasseurabstrait.com
Copieux numéro ce mois-ci, car le prochain ne sera mis en ligne que le 15 avril en raison de notre participation au Salon du livre de Paris.

Nous serons au Salon du livre de Paris du 13 au 18 mars.
Porte de Versailles -
Hall n° 1 -
Allée T - Stand 21 -
Région Midi-Pyrénées
La RAL,M s'étoffe. Après la création du Chasseur abstrait il y a deux ans, c'est l'idée d'un collectif d'écrivains et d'artistes qui prend forme.

Cordialement - Un cordial saludo.
Patrick Cintas.
Prochain numéro le
15 avril 2009
en raison de notre participation au Salon du livre de Paris.
RAL,M
http://www.lechasseurabstrait.com
Publié par regal à 10:47:57 dans ANNONCES | Commentaires (0) | Permaliens
Le numéro 46 (janvier) de la Revue d'art et de littérature, musique est en ligne:
Spécial Robert Vitton + Nouveautés
RAL,M
http://www.lechasseurabstrait.com

Robert Vitton, c'est quelqu'un qui publie. Qu'on ne me dise pas que c'est difficile de publier. Au contraire, c'est facile. D'abord en usant de l'Internet qui est un réseau conçu pour publier et donner à choisir, noeud de liberté, n'en déplaise aux barbons, aux poussifs, aux calamiteux de l'orgueil et de la suffisance. Ensuite, en travaillant d'arrache-pied avec l'éditeur, mézigue. Ce numéro spécial et ce qu'il désigne, c'est 5 ans d'une collaboration sans faille, sans excès et sans paranoïa scripturale.
Retenez cette adresse :
robertvitton.ral-m.com
Et celle-ci pour les numéros spéciaux de la RAL,M :
special.ral-m.com
Sommaire
Une revue "en papier"
On y arrive !
Le sommaire de ce premier numéro de l'année préfigure ce que sera la "revue papier" en préparation.
Les rubriques sont en place. Nous nous donnons encore un peu de temps pour affiner ce nouvel objet à ajouter à la palette du Chasseur abstrait. Le premier numéro sortira en septembre prochain.
Parcourez attentivement ce numéro 46 de la RAL,M avant toute proposition. Nous sommes bien sûr à votre disposition pour vous renseigner plus précisément.
Souhaitons-nous bonne chance.
Une année de plus !
Lors de notre rendez-vous raté avec le "Café littéraire" du salon du livre de Toulouse, Pascal Leray proposait d'aborder la condition de l'auteur sous deux angles :
-- L'auteur et son oeuvre;
-- L'auteur et son éditeur.
Il comptait peut-être décrire le grand écart auquel tout auteur qui se respecte se livre sans ménagement pendant que son oeuvre s'élabore au rythme des jours et qu'elle se diffuse dans la nuit livrée aux combats des marchés et de ses sbires.
Il faut dire que si l'oeuvre exige, en principe, un éditeur, celui-ci est rarement disposé à la publier. Il s'ensuit, selon le même principe, que l'oeuvre finit par poser des problèmes existentiels et que, presque par conséquent, l'éditeur poursuit son bonhomme de chemin sans se soucier de ce qui ne lui arrive pas faute, la préposition est bien choisie, d'avoir risqué sa propre peau dans une aventure commune.
Valérie Constantin et moi-même n'avons cessé de travailler pour que l'ébauche d'abord conçue sur Internet il y a dix ans devienne une véritable entreprise d'édition.
Encore deux ou trois ans de ce dur labeur et nous atteindrons notre objectif qui est de rendre efficace un système d'édition basé à la fois sur la Réalité (fini les vieilleries éditoriales) et sur l'Oeuvre que chacun est capable de construire dans son chez soi.
Ce ne sont pas là des promesses. Il s'agit simplement, et durement, de s'impliquer dans le chaos des activités culturelles et pourquoi pas cognitives.
Des auteurs sont en train de tenter le coup en toute liberté, usant de cette boîte à outils que nous mettons à leur disposition pour qu'ils s'épanchent : ce site qui a fait ses preuves et qui continue de s'organiser sur les épaules de chacun.
Bien sûr, chemin faisant, nous accumulons les retards, quelquefois les impondérables. Mais nous ne cessons pas de travailler, de "ralmer" comme dit Robert Vitton, et il nous arrive plus d'une fois d'y arriver, toujours en bonne compagnie - celle des poètes de tous bords et de toutes conceptions qui forment ma seule nation, si tant est qu'il s'agit de cela.
Nous fêterons le premier avril prochain les cinq ans de la RAL,M. C'est curieux, parce que le mois d'avril fut par le passé le premier mois de l'année [dit-on] et que la bonne blague de sa permutation avec janvier continue d'alimenter le jeu. C'est donc avec trois mois d'avance que je vous présente mes meilleurs voeux de joie, si jamais le bonheur n'était pas de ce Monde.
Cordialement - Un cordial saludo.
Patrick Cintas.
200.000 visiteurs par mois
RAL,M - Revue d'art et de littérature, musique
http://www.lechasseurabstrait.com
|
Vous êtes auteur chez le Chasseur abstrait? Construisez votre [espace d'auteur] - où vous organisez un sujet et vous exprimez en toute liberté de forme, de fond et de composition et même
ou encore
C'EST GRATUIT ET C'EST BON POUR LA COMMUNICATION |
|
Prochain numéro le 15 février 2009 avec de nombreux "Textes & Prétextes" et de nouveaux titres au catalogue. |
Le Chasseur abstrait
sera au Salon du livre 2009
avec
la région Midi-Pyrénées
et son
Centre Régional des Lettres
13/18 MARS 2009
Porte de Versailles
Paris
http://www.salondulivreparis.com
Publié par regal à 17:04:25 dans ANNONCES | Commentaires (0) | Permaliens

Un feuilleton de Patrick Cintas
©2008 Patrick Cintas Isbn 978-2-35554-050-9
http://gorur.lechasseurabstrait.com
|
|
Publié par regal à 15:26:03 dans Gor Ur - Le Gorille Urinant | Commentaires (0) | Permaliens
VEROL - Des mois déjà que je souhaitais te poser un certain nombre de questions. Te connaître davantage et tenter de te faire découvrir aux lecteurs affamés qui se ruent trop généralement sur la littérature en boîte... J'ai enfin terminé la lecture de Saetas. J'ai aussi pu me pencher sur nombre de tes textes publiés par les éditions du Chasseur Abstrait, conduites par le très affable et aventurier des mots, Patrick CINTAS.
Trêve de moi-même. Entamons un peu de toi.
Toi l'homme et surtout l'homme-écrivain, l'obsessionnel, le liquidateur d'idées rangées. Comme tu le sais déjà, je pense, je ne souhaite pas faire des entretiens dans un format « interview » façon journaliste plein de déontologie et d'encarts publicitaires. Je commencerai donc comme j'aime le faire, mais cette fois, en expulsant, mon côté grande gueule, avec une question assez simple, me semble-t-il (Je pense au contraire qu'elle est infernale) :
Peux-tu te présenter comme bon te semblera, pourvu que les lecteurs puissent savoir qui tu es, ou ce que tu veux leur faire croire quant à ce que tu es.
NIVELLE - L'idée qu'on se fera de moi à travers cet entretien procèdera n'importe comment de la croyance, donc de l'imaginaire ou du phantasme. Par conséquent le visiteur lecteur croira ce qu'il voudra. Pourtant je ne suis rien. Pas même sûr d'être un con d'écrivain. J'ai réalisé depuis longtemps qu'il ne valait d'ailleurs mieux pas être un écrivain. Mais bon, quelques possibilités demeurent. Tu décides d'en être un cependant, parce qu'il faut d'abord le décider, et finalement tu préfères t'échiner à creuser ta tranchée, ton trou de langue ; ce qui ne regarde que toi après tout. Si mon temps fut très longtemps partagé, ce qui n'a rien d'exceptionnel, entre le travail d'écriture et mon activité professionnelle, ce n'est que depuis quelques années seulement que je me consacre davantage à la giration des sens et à la narration de l'inconscient. A peine sorti des traces laissées dans Saetas ! (Texte poélitique, comme dirait Bernard Lubat) je ne me laisse cependant pas trop le loisir de me relire ni de toupiller autour de je ne sais quel désir de reconnaissance ou encore de vouloir montrer "au monde" que j'existe. « L'ouvrier que je ne suis pas, n'est pas mort dans ses langes. Langé pour trimer & crever. Mais j'ai pas voulu. Lardon d'ouvrier, j'ai préféré ma haine, travailler ma haine, blotti entre les seins de fabuleuses pythies. J'ai préféré à mes langes d'ouvrier, les dessous de la Sainte. » Et puis ! Aucune énigme là-dedans pour ce qui me concerne; que du combat, du labeur de la lâcheté aussi, et de la paresse. Il paraît que nous sommes légions à boire de l'eau et à manger des nouilles...et même parfois aussi cons que Destouches qui s 'en tenait (sic) déjà une belle couche. Faut pas s'accorder trop d'importance, ça ne sert à rien de vouloir se signaler, d'autant plus qu'aujourd'hui, tu l'auras sûrement noté, une inflation galopante aussi bizarre que pathétique du vouloir devenir écrivain et/ou éditeur envahit la cité jusqu'à la moindre de ses venelles. Je suis un passant ordinaire.
VEROL - Les entretiens que je fais avec différents artistes ont un but avoué : tenter de comprendre l'intérêt de la littérature, son rôle, sa place. Je suis, hélas, diront certains optimistes cyniques, relativement fataliste, voire même nihiliste. Mon idée est qu'il n'est pas enrichissant que la majorité des « gens » puissent accéder à la littérature. Je pense qu'il n'y a aucun intérêt à glorifier le « lecture pour tous », si c'est pour servir de la merde en boîte à longueur de rayonnages FNAC et autres librairies. Je suis certain que l'Humanité se fout bien d'être pénétrée par les mots, la construction d'une œuvre... Et pourtant, je me dis, que si l'on incendiait tous les bâtiments appartenant à tous les gros éditeurs français, un écrivain dense et fourvoyeur (dans le sens positif du terme) de sens tel que toi, pourrait simplement faire gémir un gros paquet de certitudes qui rendent les vivants animaux, et non géniaux. Je me calme. Dis-moi ce qui, selon toi, peut encore permettre à la littérature d'avoir un sens.
NIVELLE Sa disparition, volatilisation, par volition subtile, peut-être. Ce qui n'empêchera pas pour autant le commerce. En attendant, continuer à faire des livres semble être le minimum requit. On y travaille, en compagnie d'intelligences qui à leur tour les synthétisent, les déclinent, les peignent, les ornent de clairvoyances ou les chantent jusque dans la rue, bref, qui animent leur matière et la veulent vivante. La littérature a le sens et l'importance qu'on veut bien lui accorder selon les époques, lieux (origines), civilisations etc. c'est-à-dire le sens que l'on donne à la vie. Tout à l'heure, tu parlais à mon propos d'obsessionnel. Alors ça, voilà. Oui. Voilà bien, entre autres nouages, ce qui autour de la névrose ou de la pulsion me parait assez intéressant d'un premier point de vue s'agissant du sens. Je me suis toujours demandé par exemple à quel endroit avait bien pu riper -déraper- la littérature. Autrement dit, pourquoi et comment elle était en partie sortie de sa prodigieuse nature autistique, schizophrénique. L'obsession, la névrose, la perversion, les états limites de conscience, du corps et de la pensée en tant qu'exutoires, plaies ouvertes sur le chantier de l'être et du hors-temps, manquent beaucoup de nos jours dans le champ de l'inscription. Attention, c'est toujours là, mais c'est banni, refoulé par la norme. Aujourd'hui, les prés carrés littéraires sont bien gardés, et l'influence qu'exercent les majors sur les diffuseurs (à moins que ce ne soit l'inverse) qui ne sont pas, ne leur en déplaisent, des acteurs de la littérature, ne supporteraient pas -quoi qu'on en dise- de se frotter à l'ingérence perverse du génie Rimbaldien, même si elle doit être (comme elle le fut, le comble !) couronnée par l'échec. Pour le reste, que veux-tu, la langue est ennuyeuse parce qu'elle est complexe et liée au mystère de la vie. On veut plutôt du spectacle. Et si possible, être dedans ; croire à sa minute de célébrité! Maintenant, ça doit aller vite, au plus direct, pas de quartiers ! Mais la question du sens -pour revenir à l'autre aspect plus général que recèle ta question-, ne se pose et ne se résout évidement pas uniquement sous l'angle d'une critique visant la sincérité ou l'authenticité accusées à tord, un peu hâtivement me semble-t-il, d'avoir corrompu le champ narratif à l'échos du désir populaire d'une démocratisation de la littérature. Il y a là encore comme une confusion savamment entretenue qui consiste à mélanger les pinceaux de la philosophie, de la poésie et enfin de la rhétorique, autrement dit du métalangage dont on pourrait très bien dire, s'agissant de ce dernier, et avec un brin de vacherie provocatrice, qu'il a tout autant partie liée avec l'actuelle proposition poétique performative, au titre précisément d'une "rhétorique du ressenti", que le roman avec la complexité du vivant, "l'immense musique des choses et des êtres" et les bouleversements, les mutations que cela aura provoqué, même si ses relations contemporaines apparaissent de plus en plus insuffisantes. Cela dit, ça fait chier tout ça ; ce qui est "vrai", ce qui est "faux"... Il y a la discussion (comme la nôtre), les mythes, l'analogie, l'amour etc. pour évacuer ça... et la création littéraire, la création tout court et toujours possible, y compris dans cet espace de subjectivité, de croyances, pour l'approfondir et la dérouter alors ! Avant tout, sortir des dispositifs éculés dominants/dominés surtout, et ne plus lécher, ni vouloir plaire ou être conciliant avec l'histoire, la barbarie et les travestissements idéologiques ou le mensonge stylistique, me semble primordial. Lutter, accomplir son acte et l'accomplir encore, c'est d'abord agir en tête à tête avec soi, sensationnellement, sans ce soucier de toute cette production superficielle articulée sur un factuel divertissant, un état du monde que souterrainement elle exècre, et que lalangue n'utilise finalement, tout en se complaisant dans son néant, qu'au prétexte d'en sortir mais en esquivant de tout évidence l'essentiel. L'esprit, la force de l'esprit restant l'enjeu déterminant, bien sûr. Pourquoi avoir peur de dire que bien des béances sont souvent prises dans le corps du signifiant pour ce qui, selon certains, pourrait être lié à l'inconscient. Mais le trou, ce n'est pas l'inconscient ! Après, il y a également toute une attitude de fascination presque puérile dans les idolâtries nihilistes du moment dont il faut savoir se dégager. Alors ça aussi, hein, le discours heideggérien (entre autres) des néo sectateurs, la morale qui feint en retour de ragréer tout ça, très peu pour moi. Lalangue, pas lalangue ; ce qui est remarquable ou ce qui ne l'est pas au regard de l'histoire, de ce qu'en a dit ou en aura fait machin (Nietzsche est en pole position des citations et des clips vidéos ces derniers temps), etc. Non décidément, je ne vois pas, ou plutôt si, je vois bien qu'à tout prendre, je préfère autant les blogs qui se passent du langage et s'intéressent, se projettent dans une altérité de bidoche aux plis de couenne affolants. En plus, c'est beau et tragique comme les tableaux de Lucian Freud. Passons. Le truc fatiguant c'est bien les mouvances. Ça revient au galop ce genre de compulsion intellectuelle. Il existera toujours des "sauveurs" de la littérature, et les écrivains par procuration, non, on va dire les théoriciens, les dialecticiens, pullulent sur le net quand l'espoir se tient néanmoins plus sûrement en réseau dans les chambres de bonnes, du coté des banlieues, des zones portuaires, voir dans le maquis ! Donc tenir bon, plutôt dans la relance, la mise à jour, ça c'est important parce que cela implique la connaissance, ou le décochement suivi du décrochement. En franc-tireur ou en collectif, mais obstinément dans la relance et l'extension, et non dans le barattage biographique ou les commentaires baignés par le ressentiment. Invisibles embusqués et munis de toutes les contradictions et doutes comme carburant essentiel des propositions, il nous faut œuvrer au retournement -au sens de retourner la peau du gant de Desnos-, en subtilisant le souffle captif de la lettre de ses noeuds originels, contre la mise à profit de cette "authenticité" biographique dont l'entassement soumet la conscience collective aux illusions du réel. Murmurer, vocaliser et danser l'existence, c'est-à-dire le hors lieu, très secrètement.
Depuis le journal de METTRAY(1) créé par Didier Morin -pour parler DU site de ces dernières années-, une brèche s'est ouverte. D'autres frémissements existent. Je crois qu'à cette condition, d'une quasi-confidentialité, mais d'un sérieux travail de fond, l'engouffrement du sens sera énorme.
VEROL Tu as une œuvre parfaitement diffusée via RAL,M. Tu es un auteur assez isolé, exclu d'un système. Peux-tu m'expliquer tes projets futurs, tout du moins ceux en cours. J'ai une idée sur l'écrivain. Son rôle. Pour ma part, il n'est pas toujours nécessaire de se bercer de certitudes. Il faut savoir se compromettre pour atteindre le seul public de lecteur qui vaille la peine d'être touché, c'est-à-dire celui qui rumine les livres des jours durant et modifie son existence à cause, ou grâce à ces livres. Ton écriture me fait l'effet d'une claque qu'on m'inflige au ralenti. Un coup tonique, explosant en quelques dizaines d'années, sur ma joue rugueuse. Est-ce que je parle assez correctement de ton travail ?
NIVELLE - Pour quelle raison devrait-on transiger ou manigancer ; et avec qui ? Si je suis parfaitement diffusé, comme tu le dis, ce n'est pas tout à fait par hasard. Soyons clairs, tu ne rencontres jamais l'exigence totalement par hasard. Et puis, Patrick CINTAS n'est pas à proprement parler une personne avec laquelle tu peux impunément manigancer, ce qui est formidable. Je suis à fond pour ce genre de personnalité qui, une fois le contact établi, ne craint pas de te mettre au pied du mur, je veux dire face à ta responsabilité d'auteur. Les types qui se défaussent, qui ne tiennent pas leurs paroles ou qui sacrifient l'exigence aux tendances sont tellement nombreux ! Isolé, oui bon, un chouia, mais tellement entouré de confiance par les responsables des éditions du Chasseur Abstrait, que cet isolement ne me pèse pas le moins du monde. Un aveu perso : suis plutôt un solitaire. Je n'ai aucun penchant grégaire. La communauté, c'est autre chose, c'est plus diffus. À franchement parler, celle des lecteurs comme les autres m'effrayent un peu. Et puis on ne sait jamais tout à fait si l'on appartient à telle ou telle communauté, fut-elle d'esprit. Exclu d'un système, je ne sais pas. Mais si c'était le cas - ah Andy !-, ce ne serait pas pour me déplaire, au contraire. Il y a même presque quelque chose de flatteur là-dedans, tant ça renarde l'excommunication. Ouaf !!
Sinon, que mon travail te fasse l'effet d'une claque, c'est bon signe. Vlad Clana, le principal protagoniste de Saetas ! est un giflé ; comme moi. Quelque part, les baffes, ça structure, ça rend teigneux, âpre et réfractaire à tous les dogmes. Bon, comme je te le disais auparavant, je ne fais pas grand-chose pour plaire à un lectorat, et franchement je ne sais pas faire. Ça veut dire quoi, appartenir à un lectorat ; en est-on davantage en phase avec soi-même ? Je préfère croire, comme le dit si bien Richard OBER, à un "ensemble d'amis inconnus qui peuplent un espace et un temps qui ne nous est pas plus connu". Autrement le taf, le taf, c'est tout ce qui compte. En ce moment je travaille sur une forme qui se proposera comme une relation transtextuelle d'une porosité totale à l'écriture picturale inspirée de Valérie CONSTANTIN. J'irai même jusqu'à utiliser le support graphique, l'idéogramme. Le chantier est là. C'est passionnant et risqué (pour l'artiste plasticienne), mais lorsque j'entreprends un travail, j'aime aller jusqu'au bout. MAINTENANT se déclinera aussi comme une suite possible de "tuchês", de rencontres émotionnelles, au hasard des disparitions et des réminiscences dont elles surgiront.
VEROL Je propose toujours le même exercice en fin d'entretien. Je sais que ça en devient un peu conceptuel, un peu « ardissonesque » sur les bords. Mais voilà, j'aimerai que tu poses une ou plusieurs questions à ceux qui ont lu cet entretien. Poser une question au lecteur, c'est l'obliger à devenir acteur de la création. Tu es un écrivain rempli, plein, débordant. Alors, balance-leur une question, une piste de questionnement qui oblige le lecteur qui est arrivé jusqu'à ce point de l'entretien, avec un intérêt réel, qui les liquidera, ou qui les grandira, ou qui fera de toi, le leur, qui fera de toi leur ennemi. A toi de « voir ».
NIVELLE - Si quelques visiteurs prennent le temps de lire cet entretien, ce ne sera déjà pas si mal. Je ne les obligerai pas pour autant, amis ou ennemis, à quoi que ce soit ; ça me défrise.
Je me permettrais juste de leur dire ceci.
Ecrire est un épuisant travail de retranscription.
L'art ne sert à rien, c'est pour ça qu'il est indispensable.
Lisez ou relisez William BLAKE.
Le combat exige de la ruse... et une bonne dose d'humour !
Merci Andy.
(1) http://mettray.net/ : Pas vraiment un site. La page présente les sommaires des 10 numéros du Journal de Mettray. On y trouvera notamment des écrits de Bernard Lamarche-Vadel qui fut l'éditeur de la revue Artistes dans les années 80 (note de l'éditeur).
Publié par regal à 14:52:04 dans Régal Truelle_Patatas! | Commentaires (3) | Permaliens
Bonjour - Hola
Le numéro 45 (décembre) de la Revue d'art et de littérature, musique est en ligne:
39 inédits + 2 recueils de Samir Mestiri
RAL,M
http://www.lechasseurabstrait.com

Sommaire de ce numéro 45:
1. Serge Meitinger
Voici la généreuse et bien construite contribution de Serge Meitinger au site de la RAL,M suivie de ses publications dans les collections du Chasseur abstrait. "Bref, je me mets en condition pour devenir enfin « l'écrivain » que j'ai tenu, jusqu'ici, presque caché. C'est un peu affolant, car cela expose. Mais si le temps en est venu..." écrit- il.
6 inédits dans la RAL,M
&
3 nouveaux livres publiés chez Le
chasseur
abstrait.
2. suivi dePublications
-- Chez Le chasseur abstrait
Introduction
--Autoscannographie
--Chrono-bio-bibliographie
Serge Meitinger à l'ouvrage
--1. Le poète
--2. Le narrateur
--3. L'essayiste
--4. Chronique du péristyle
--5. Librairie du gay savoir
--6. Editeur de Jean-Joseph RabeariveloLe livre du guetteur, et son truchement, n'est-il pas un simple miroir ? Courant sur le désert, l'aveuglante lueur ricoche de tain en tain ; de sommet en sommet essaimant la nouvelle, elle éveille l'écho et fait du plein soleil messager et message.
C'est tout mon labeur patient que d'attendre : esseulé, de mon haut, je regarde la vie, je scrute les enjeux du minime et du reste, et je lis signe à signe, ce qui passe en mon cœur, ce château exhaustif où règne un soleil tendre, et pour tout réfléchir ne suis-je pas miroir ? - Serge Meitinger
--Une nouvelle collection :
L'imaginable.
...avec Frank Ferraty, Stéphane Pucheu, Patrice Guérin, Anétha Vete Congolo, Patrick Cintas, Arnaud Delcorte.
--Textes et prétextes - Le choix de la rédaction
...rencontrer ici même, dans la RAL,M, les auteurs qui s'y
donnent le mieux. Avec, ce mois-ci: Waldemar Noz Tzec - Juan Carlos
Etcheverry Cristi - Cristina Castello - Marta Cywinska - Samir Mestiri
- Monsif Ouadai Saleh - Robert Vitton - Cécilia Ambu - Rolando
Revagliatti - Sébastien Ayreault - Carmen Váscones - Oscar Portela -
Jasmin Marcus - Niculina Oprea - Françoise Huppertz, Paul Aimé
Ekoumbamaka et le poète et écrivain guadeloupéen Ernest Pépin.
--Publication libre
La publication libre est un bon moyen d'entrer dans la RAL,M par effraction. N'hésitez pas.
--Laisse brûler le jazz - Avec les DjangodOr
La page Spécial DjangodOr s'enrichit de nouveaux articles. - En
édito, un nouvel interview de Christiane Hagège, directrice des
DjangodOr, Trophées Internationaux du Jazz. Exceptionnel millésime
DjangodOr 2008: On a refusé du monde! - Valérie Constantin répond à
quelques questions à propos de ses
Compressions et du projet "Laisse brûler le jazz".
Bonne fin d'année - Feliz fin de año
Cordialement - Un cordial saludo.
Patrick CINTAS.
200.000 visiteurs par mois
RAL,M - Revue d'art et de littérature, musique
http://www.lechasseurabstrait.com
Prochain numéro: 15 janvier 2009
avec Robert Vitton
Publié par regal à 12:16:47 dans ANNONCES | Commentaires (0) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
Commentaires